L'une des caractéristiques de base du massage abhyanga
est l'accent mis sur le concept d'énergie (prana). De là, émerge une
conscience de la nécessité d'un flux libre et harmonieux de l'énergie
afin de rester en bonne santé ; les ruptures de flux énergétiques
entraînent invariablement déséquilibres et maladies. Dans la vision
yogique et ayurvédique de l'anatomie énergétique, il y a sept types de
centres énergétiques (les chakras), 14 nadis (ou courants
énergétiques), dont on compte 107 marmas (littéralement zones sensibles
ou vulnérables), et des points énergétiques localisés dans tout le
corps. La manipulation des marmas par le biais du massage (abhyanga),
de la digitopuncture, de l'aromathérapie, des plantes, de la
marmapuncture et de la chaleur, permet de mobiliser le prana (énergie
vitale) afin de résorber des blocages et stimuler le courant
énergétique. Toutes les thérapies ayurvédiques, incluant le massage abhyanga,
qui travaillent d'une manière ou d'une autre sur le prana, tendent à
harmoniser ses fonctions, premièrement au moyen des trois doshas :
vatta, pitta et kapha. «Dosha» veut littéralement dire «celui qui va
mettre en balance» et les trois doshas sont les facteurs primaires de
l'état de santé ou de maladie. Ils régulent notre climat interne grâce
à leurs interactions.
L'abhyanga est la voie la plus directe pour harmoniser le prana du corps. L'abhyanga
met en œuvre non seulement des techniques de massage mais aussi les
propriétés des huiles, des plantes, des arômes, etc. Le massage du
corps entier ouvre l'énergie des marmas et prépare le terrain pour un
traitement efficace de marmas spécifiques. |